Le restaurant des hauteurs de Régis MARCON crée l’événement dans le village vellave de Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire).
“VU” dans Le Point de ce 15/12/2005
« Attention, il va fermer l’hiver, du 18 décembre au 18 mars. Et il faudra trois mois de patience pour trouver place dans ce restaurant à plus de 1 000 mètres qui s’est déplacé de son village, a poussé comme un ovni, avec sa vue imprenable sur les monts d’Ardèche et les forêts du Velay.
On venait jadis, en pays vellave, visiter le mont Gerbier-de-Jonc. On vient désormais visiter le mont Marcon. Autodidacte pur, formé chez maman, à Saint-Bonnet-le-Froid, dans son café-auberge, parti pour le Sussex apprendre l’anglais, revenu s’enraciner, pratiquant le menu à petits prix, puis guignant la course aux étoiles, Régis Marcon est devenu le roi de Haute-Loire, essaimant une flopée de bons élèves et de tables exquises autour de lui. L’artiste du midi de l’Auvergne, conquérant du bocuse d’or et du prix Taittinger, demeuré fidèle à son village, c’est bien lui !
En octobre, sept mois après avoir obtenu la récompense suprême du Michelin, il a déménagé au site dit de Larsiallas. A transporté son équipe (20 cuisiniers aux fourneaux, presque autant de monde en salle) dans une sorte de thébaïde zen, avec une tour centrale en pierre reproduisant ce que fut la maison de sa mère, imaginant une salle à manger panoramique ouvrant grand sur le paysage.
Il est maître chez lui, travaille avec son fils Jacques, 27 ans, passé notamment chez le mage Rochat en Suisse à Crissier, continue de mêler l’inspiration des recettes d’antan avec les produits d’aujourd’hui. Les champignons sont son trésor. Comme les châtaignes. Mais le homard tiède (… CENSURÉ…) indiquent qu’il sait tout faire. »
Pour nous éviter un mouvement populaire de liesse, nous avons du couper les 2 derniers paragraphes, tant les plats évoqués ne peuvent laisser nos hormones en sommeil. J’invite les plus frustrées et frustrés à goûter à ce pur moment de bonheur sur le site du Point ici.
Une “Trace d’Auvergne” qui nous prépare avec bonheur et délectation aux fêtes… Fêtes que le restaurateur, bon prince, accorde à ses employés et à lui-même, dans la tranquilité familiale. Tout un art de vivre, sans doute trop oublié !
Source : le point 15/12/05 – N°1735 – Page 135 – 392 mots

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