En zappant ce soir, je suis tombé par hasard sur un reportage sur un clermontois qui vit le rêve américain. Raoul Benassaya est en effet devenu le tapissier des stars d’Hollywood.
Né à Clermont-Ferrand, il décroche en 1964 son diplôme de meilleur tapissier. En 1973, il se marie et part à Paris créer sa propre entreprise, d’abord à Saint-Ouen, puis rue de Montreuil. Mais la capitale ne le séduit guère, il pense à l’Amérique, déjà. En 1985, l’occasion se présente : un client de Los Angeles fait appel à lui, il fait un long séjour dans la ville et tombe sous le charme. Il a 38 ans, 700 dollars en poche, deux jeunes enfants, une femme pas convaincue… C’est le moment de plonger. Le voilà sur le territoire américain, illégal comme beaucoup de Français débarquant ici, et cherchant à installer un business sous son propre nom.
Arrivé aux Etats-Unis sans papier, il obtient une autorisation de travail et monte son petit business à Los Angeles. Raoul Benassaya parvient à s’imposer peu à peu comme le spécialiste de la restauration des fauteuils Knoll, de très beaux fauteuils conçus par un Allemand dans les années 30, puis petit à petit le spécialiste de la restauration des meubles américains des années 50-60. Les premières années sont difficiles, mais il s’accroche et cela va payer car il travaille désoprmais pour les plus grandes stars américaines : Tom Cruise et Nicole Kidman, Tom Hanks et Rita Wilson pour leur propriété de l’Idaho, Charlie Sheen et son père Martin Sheen, Ben Stiller, Kate Hudson, Demi Moore, Brad Pitt, Sylvie Vartan, Michael Eisner, PDG de Walt Disney, Jeffrey Katzenberg, Steven Spielberg, Michael Crichton, David Lynch…
Sa société, Classic Design, qu’il dirige avec sa femme et son fils Julien, a réalisé l’an dernier 4 millions de dollars de chiffres d’affaires et compte environ 25 salariés. Le projet est de faire évoluer la compagnie vers une petite production de quelques modèles de très haute qualité. La famille a aussi troqué la vieille Chevrolet des premières années contre une Porsche.
Un article complet sur cette incroyable réussite dans les archives du Figaro (via le cache de Google).