Jacques Chirac a inauguré hier matin le Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand. Toujours très proche du monde agricole, le Président de la République aime ses évènements avec bain de foule et dégustations, on l’a par exemple vu devant un beau plateau de fromage. Mais on attendait surtout le discours du Président qui a livré sa vision.

Pour Jacques Chirac, « l’agriculture est au coeur des défis du siècle : le défi alimentaire, le défi de la puissance économique », soulignant que « la France est un des pays les mieux placés au monde pour les relever ». Il a affirmé qu’«avec le défi du développement durable et des hautes technologies, de nouvelles frontières se dessinent » pour l’agriculture, tout en les encourageant les cultivateurs à «résolument développer l’agriculture raisonnée et biologique». Le président a aussi soutenu le développement des «carburants verts» et de la « chimie verte » . Et promis, dès 2007, 160 millions d’euros pour revaloriser les pensions de quelque 300 000 retraités agricoles.
Mais le point intéressant est le passage sur la nouvelle ruralité :
«”Vous êtes également partie prenante d’une évolution profonde de notre société et de nos territoires. Aujourd’hui, avec le développement d’une nouvelle ruralité, avec le souhait d’une meilleure qualité de vie, avec la croissance d’un secteur tertiaire loin des villes, le temps de l’exode rural est révolu. Sous une forme inédite, un mouvement inverse s’est engagé. La physionomie de notre pays va connaître une évolution en profondeur. _ La loi sur le développement des territoires ruraux anticipe ces évolutions. Nous tirons parti des nouvelles technologies pour assurer, partout, un accès aux services publics. La téléphonie mobile et l’accès internet haut débit couvriront la quasi-totalité des communes françaises d’ici la fin 2007.” »
L’allocution est disponible en intégralité sur le site de la Présidence.
Pour finir, Libé a relevé une anecdote toute politique. Au stand de la filière bois, un monsieur a glissé à Jacques Chirac : «Ne vous laissez pas tondre par Sarkozy.» Le chef de l’Etat, qui avait très bien entendu, s’est alors tourné vers Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales et grand ami de Nicolas Sarkozy et élu du Conseil Régional, en lui demandant : «Qu’est-ce qu’il a dit ?»

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