Comme le dit Pierre Dupasquier, ex-directeur compétition de Michelin, c’est une nouvelle «abasourdissante». Car, qui a Clermont peut dire qu’il n’a pas dans sa famille ou ses amis une personne qui travaille ou a travaillé chez Michelin ? Par exemple, mon papa est un retraité Michelin, j’ai joué à l’ASM, un collègue est un ancien Michelin, le mari d’une collègue est un Michelin et je peux poursuivre la liste encore et encore.
Sur l’instant on a du mal à y croire et pourtant… Edouard Michelin s’est noyé vendredi après-midi dans le naufrage d’un bateau de pêche au large de l’île de Sein, dans le Finistère. Devenu cogérant du groupe en 1991, il avait succédé à son père François à la tête du groupe en 1999. Il avait alors engagé le groupe dans les pneus verts réduisant la consommation d’essence et les pneus haut de gamme. Il a aussi lancé l’internationalisation du manufacturier vers l’Asie, l’Europe centrale et orientale, et l’Amérique Latine.
Il était très attaché à l’Auvergne et bien sûr à la ville de Clermont-Ferrand où le groupe emploie encore près de 15.000 personnes. Il discutait d’ailleurs avec la municipalité pour “donner” les anciennes pistes d’essai de Cataroux afin de permettre la création d’un parc à thème sur les technologies de l’automobile.
Ce soir nous pensons à ses proches, sa famille et à ses 6 enfants et leur adressons nos sincères condoléances.



