Histoire

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Le 6 septembre 1757 naissait à Chavaniac (Haute-Loire) Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette. Il figure sûrement parmi les auvergnats les plus célèbres même si son image est très contrastée en France.

Il est en tout cas l’étranger le plus populaire et reconnu aux États-Unis pour son rôle dans l’histoire de l’indépendance américaine. Il a été élevé à titre posthume citoyen d’honneur des États-Unis d’Amérique, un privilège rare, n’ayant été accordé auparavant qu’à cinq reprises dans l’histoire américaine.

Il “a” une statue à New-York, un square devant la Maison Blanche à Washington et l’ambassadeur des États-Unis dépose chaque année le 4 juillet une gerbe de fleurs sur sa tombe, au cimetière de Picpus à Paris. L’ambassadeur est d’ailleurs venu ces jours-ci en Auvergne pour participer aux célébrations organisées.

Cette visite de l’ambassadeur est due à l’initiative du cercle d’étude et d’amitié France-USA, épine dorsale de la convention Lafayette, qui fédère les actions des associations françaises et américaines destinées à « porter les valeurs de la démocratie et de la liberté ».

Le 250e anniversaire de sa naissance se traduit tout même par un afflux touristique exceptionnel à Chavaniac-Lafayette. Plus de 18 000 visiteurs sont attendus cette année au château.

Le plateau de Corent, à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont-Ferrand, révèle petit à petit, depuis 2001, l’empreinte d’une grande ville celte. D’année en année, les fouilles lancées par l’Association pour la recherche sur l’âge du fer en Auvergne bouleversent la représentation commune de Gaulois vivant dans des villages de huttes et organisés en bandes dirigées par des chefs chevelus.

Bien avant la victoire de César sur Vercingétorix – en 52 av. J.-C. à Alésia – et la conquête romaine, les Arvernes avaient ainsi développé un modèle urbain très élaboré. A l’issue des fouilles de cet été, Matthieu Poux, professeur d’archéologie, estime avoir la confirmation que le plateau de Corent a été le site d’“une grande ville occupée de façon continue, dans une période allant de 150 à 50 avant notre ère”. “Il ne peut s’agir que de la capitale du peuple arverne dont l’influence portait du Berry à la Lozère et du Limousin au Puy-de-Dôme. S’étendant sur une quarantaine d’hectares, la ville aurait pu compter entre 5 000 et 10 000 habitants.”

Et le professeur d’ajouter : “A notre place, des Anglo-Saxons auraient déjà franchi le pas en lançant l’hypothèse de la découverte de la demeure de Vercingétorix ou de son père Celtill.”

Lire le reportage complet sur le site du Monde.

L’émission Arrêt sur images diffusée dimanche sur France 5, a mis en parallèle les débuts de Nicolas Sarkozy et ceux de VGE. Rue89 propose des images d’archives de l’INA où Valéry Giscard d’Estaing donne souvent l’image d’un homme sportif, accessible, ouvert, aux manières simples et directes.

20073005inagiscardtorsenu2C’est marrant et surtout très détonnant surtout si on imagine que ces images ont plus de 40 ans pour la séance de ski et 30 ans pour le match de Foot. Dans cette dernière, VGE refait même le match torse nu dans les vestiaires.

Il se félicitait aussi que le public auvergnat ne soit pas rentré sur le terrain, mais où avait donc lieu ce match ? Ne me demandez pas, je n’étais pas né ;-)

Le Chambon-sur-Lignon est un petit village niché à 1000 mètres d’altitude, aux confins de la Haute-Loire et de l’Ardèche. Un coin sympa pour passer une belle journée si vous ne connaissez pas avec même une belle retenue d’eau pour se baigner et des activités pour s’occuper. Mais ce billet ne saurait être touristique tout comme les enfants juifs qui arrivaient à la gare n’étaient pas là en vacances.

Si maintenant ce village accueille touriste et clubs de foot en stage pendant l’été, le Clermont Foot et bien d’autres clubs et sélections y ont leur habitudes, il fut surtout un refuge pour les persécutés par la barbarie. En 1914, le village héberge des réfugiés alsaciens, et de 1936 à 1940 des républicains espagnols. De 1939 à 1944, le Chambon et les villages alentours du Mazet Saint-Voy, Freycenet Saint-Jeures, Fay-sur-Lignon, Devesset, Tence, Saint-Agrève, deviennent une nouvelle terre d’asile pour les réfugiés et les maquisards.

Dans cette région protestante, marquée par le souvenir des persécution subies par les ancêtres, le pasteur André Trocmé et le co-pasteur Edouard Theis, suivis par les pasteurs des 12 autres paroisses de la région, ont aindi appelé leurs fidèles à “obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes“. Dès l’automne 1940 ils leur demandent d’accueillir les persécutés du régime nazi.

A partir de 1941, des organisations internationales, l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE) et le Secours suisse, entre autres, y envoient des enfants et adultes extraits des camps d’internement de Gurs et de Rivesaltes, dans le sud. Ils sont hébergés dans des pensions ou des maisons de vacances et fréquentent la Nouvelle école cévenole, créée en 1938 par le pasteur Trocmé.

Juste
Le Chambon-sur-Lignon a ainsi sauvé entre 3000 et 5000 Juifs, ce qui lui vaut la récompense collective et exceptionnelle de “Juste”. C’est le seul le seul à avoir reçu ce titre collectivement avec un village des Pays-Bas. 2725 Français ont été reconnus officiellement comme “Justes parmi les Nations” par le Mémorial de Yad Vashem, en Israël, pour avoir sauvé des juifs persécutés, au péril de leur vie, pendant la seconde guerre mondiale. Le titre de Juste est décerné sur la foi de témoignages de juifs sauvés par ces anonymes qui les ont aidés en toute connaissance du risque qu’ils prenaient. Ils sont rarement reconnus ou simplement recensés.
Jacques Chirac et Simone Veil participaient aujourd’hui au Panthéon à l’hommage aux quelques 2700 “Justes de France”. La date du 18 janvier n’a pas été choisie au hasard : elle correspond à l’entrée des troupes soviétiques dans le camp d’Auschwitz,en 1945.

Avec cette cérémonie, le chef de l’Etat veut mettre l’accent sur le caractère toujours actuel du combat contre l’extrémisme : «Vous, Justes de France, vous avez transmis à la nation un message essentiel, pour aujourd’hui et pour demain: le refus de l’indifférence, de l’aveuglement».

Ces Justes restent cependant bien peu présents dans les manuels d’histoire…

Ce qui est ennuyeux avec les jours fériés qui tombent un samedi c’est que pour la plupart des gens cela reste un samedi comme les autres. C’est encore plus dommage quand c’est le 11 novembre, date de l’armistice d’une guerre qui sort des mémoires.

Ses derniers acteurs sont eux aussi en train de disparaître, et après le décès hier du doyen français des poilus, Maurice Floquet, il ne reste que quatre anciens combattants ayant participé en France au premier conflit mondial.

L’un d’eux est auvergnat et vit en Haute-Loire : Louis de Cazenave, 109 ans. Né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges d’Aurac, il est mobilisé fin 1916 et se retrouve sur le front dans l’infanterie coloniale dans le 5e bataillon de tirailleurs sénégalais. Il en est revenu pacifiste convaincu.

Vous pouvez lire sur le site de l’Express un article sur ces derniers poilus, dernières mémoire vivantes de la “grande boucherie” qui a fait 8 millions de morts, dont 1,4 million français, et 6 millions d’invalides.

Selon la promesse faite par Jacques Chirac il y a un an, le dernier poilu de la Grande Guerre aura droit à des funérailles nationales.

Pompidolien

A lire dans Sauce Piquante, le blog des correcteur du journal Le Monde, un billet sur ce adjectif formé sur le patronyme de Georges Pompidou, qui fut notamment premier ministre de De Gaulle, et président de la République de 1969 à sa mort, en 1974. Bien que ne figurant dans aucun dictionnaire cet adjectif est pourtant très fréquent dans les ouvrages politiques ou historiques, et même dans la presse.

Mais que reste-t-il des années de présidence du natif de Montboudif ? Les auteurs du billet indiquent que son règne est présenté comme une sorte d’âge d’or avant le chômage de masse et le sida tout en soulignant qu’on on a tendance à oublier certains passages de l’histoire. D’autres dans les commentaires, s’interrogent sur ses qualités de bâtisseur. Pour moi aucun souvenir à part ceux des livres d’histoire car je n’étais pas encore né à sa mort.

Peut être finalement pour beaucoup son nom restera associé au Centre national d’art et de culture Georges Pompidou à Paris. Passionné par la culture et l’art Georges Pompidou en avait décidé la construction en 1971 mais est mort sans avoir pu l’inauguré (1977). Et vous il vous évoque quoi Pompidou ?

C’est aujourd’hui le 87e anniversaire de l’armistice de 1918, d’une guerre qui devait être “la Der des ders” et qui a fait 9 millions de morts dans le monde. En France et en Allemagne, un soldat mobilisé sur six est mort, et près de 20 millions de blessés, dont la moitié mutilés. Beaucoup d’entre eux avaient entre 18 et 25 ans et seuls six d’entre eux peuvent encore témoigner aujourd’hui, dont un en Haute-Loire, Louis, 108 ans.

Le dernier poilu de Haute-Loire, n’a jamais beaucoup évoqué la guerre mais des souvenirs qu’il en garde, lui vient le mot “boucherie”. Il s’est ainsi exprimé pour la première fois cette année, dans un recueil de témoignages (PDF) de l’Office Nationale des Anciens Combattants (ONAC) : “Dans l’infanterie, on était comme des bêtes qu’on envoyait à l’abattoir. (…) L’Allemand luttait jusqu’au bout, il fallait le déloger. Quand j’y pense, je me demande si je n’ai pas rêvé“.

Je signale aussi au passage que la Biennale du Carnet de Voyage qui se déroulera la semaine prochaine à Clermont-Ferrand, présentera le carnet intime d’un poilu découvert par son petit-fils. Ce recueil distille avec humour et poésie les impressions d’un père soldat envoyées à sa fille de 8 ans.