“Malheureusement, nous n’avons pas pu situer cette histoire dans la région où l’avait placé l’auteur; la plaine du Forez étant maintenant défigurée par l’urbanisation, l’élargissement des routes, le rétrécissement des rivières, la plantation de résineux. Nous avons dû choisir ailleurs en France, comme cadre de cette histoire, des paysages ayant conservé l’essentiel de leur poésie sauvage et de leur charme bucolique.”
C’est le message inséré par le réalisateur Eric Rohmer au début de son film Les Amours d’Astrée et de Céladon, adaptation du roman pastoral d’Honoré d’Urfé. Le Conseil Général de la Loire, présidé par l’ancien garde des Seaux Pascal Clément (UMP), l’a mal pris et a déposé une assignation en référé contre les sociétés productrice et distributrice de L’Astrée pour “dénigrement“.
Au cours de l’audience, Maître Christian Bernard, avocat du Conseil Général, s’était plu à démontrer “l’inexactitude de ces affirmations mensongères“, documents photographiques à l’appui. La présidente du tribunal a finalement donné raison à Eric Rohmer et ses collaborateurs en déclarant comme “nulles et de nul effet” la plainte délivrée par le Conseil Général de la Loire. Le Conseil Général va cependant engager une nouvelle procédure.
Si j’en parle ici, c’est parce que le réalisateur a finalement tourné une partie de son film en Auvergne et notamment dans les gorges de la Sioule. Pour la totalité des décors, il lui a fallu chercher pendant trois ans : ”Dénicher la rivière a été un véritable casse-tête, jusqu’à ce que nous trouvions la Sioule” avoue Rohmer. Le charme de l’Auvergne a encore frappé…

Si vous trouviez la communication sur l’Auvergne un peu trop convenue par rapport à ce qui se fait ailleus, voici une campagne qui va vous faire changer d’avis. L’Agence régionale de développement des territoires d’Auvergne (ARDTA), qui dépend de la région et présidée par René Souchon, a en effet lancé une campagne à l’humour décapant et décalé.