Transports

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Le Conseil régional d’Auvergne a lancé ces derniers jours une grande opération de communication pour intensifier le lobbying en faveur de l’arrivée du TGV en Auvergne : Faisons bouger les lignes. Voir mon article décrivant l’opération. Je vous invite bien sûr à signer la pétition, mais aussi à la relayer si vous avez un blog. A ce sujet, vous pouvez utiliser la bannière mise en place sur le site Les Infuenceurs. Vous n’avez que quelques lignes à copier pour afficher la bannière sur votre site ou votre blog. Mobilisons nous pour le TGV en Auvergne !

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Les radars automatiques ne sont pas appréciés, mais en voilà un qui n’a pas de chance. Installé le long de la RD12 en Haute-Loire entre Monistrol-sur-Loire et Bas-en-Basset, ce radar fixe a subi ce mercredi sa cinquième dégradation depuis sa mise en service en 2005.

Cette fois c’est un homme de 29 ans qui a été pris en flagrant délit de dégradation à l’aide du poteau d’un panneau de signalisation. Le jeune homme n’a pas arrangé son cas en roulant sans permis ni assurance et en refusant de se soumettre au dépistage d’alcoolémie ! Il s’expose maintenant à une condamnation pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Il a tout de même expliqué aux gendarmes venus l’arrêter sur dénonciation d’un riverain avoir agi sous l’emprise de l’alcool après s’être disputé avec sa compagne. Remarquons la délicatesse de ce jeune homme qui ne s’en est pas pris à sa compagne et a préféré faire trinquer le radar. Sa compagne n’a pas participé aux dégradations et a été libérée dans la journée, tandis que le parquet du Puy-en-Velay a prolongé la garde vue de son homme.

La dépêche n’indique par contre pas la durée de l’arrêt de travail du radar. Voilà qui ne décourage en tout cas pas la préfecture de la Haute-Loire qui a annoncé quelques heures plus tard l’installation d’un dixième équipement de ce type opérationnel le jour même sur la RN88, dans la traversée de Pont-Salomon. Espérons que la vie de ce dernier sera moins exposée !

Pour finir cette mini-série consacrée a l’A75 nous allons un peu sortir de la région et faire une halte en Lozère. A chaque fois que je passe à cet endroit là je me dis qu’il faut que je vous en parle car il y a en Lozère, sur le bord de l’autoroute un panneau La Carnougue (carte). Ce village de moins de 2.000 habitants m’a toujours intrigué car j’ai souvent eu l’impression dans ma veille quotidienne qu’il concentre le web lozérien.

C’est sûrement un peu exagéré, mais il y a dans ce village une dynamique et une très belle pépite : BienManger.com. Cette boutique électronique référence des milliers de produits du terroir fabriqués par quelques centaines de producteurs. Créé en l’an 2000, ce site est une référence du commerce online gastronomique, a été élu en 2002 Net d’Or du meilleur site de E-commerce en France, a obtenu le trophée E-Commerce de la performance commerciale (2005) et obtenu quelques autres distinctions. Une réussite pas seulement locale puisque le site s’ouvre à l’international.

Si vous lisez Greg notre agrégateur, vous suivez aussi peut être le combat de Pierre Ygrie qui milite activement pour le développement du très haut débit en Lozère et dans les zones rurales comme vecteur d’attractivité et de développement. Il veut ainsi faire de la Lozère, département symbole de la ruralité, le premier territoire rural européen de très haut débit et donc, de télétravail, l’un et l’autre étant à ses yeux indissociablement liés.

Il y a aussi à La Canourgue un certain Jean-Yves Fort, premier salarié non-associé de Bienmanger.com mais aussi entrepreneur et éditeur de cartes avec Joe Biscotte. La présentation ne serait pas complète si on disait pas qu’il est aussi derrière le fameux site Lozère Online, portail réputé sur la Lozère.

Un village qui est un bel exemple que ruralité et tic font bon ménage non ?

Suite de la série sur l’A75. Quand on passe au col de la Fageole dans le Cantal, les éoliennes se dressent majestueusement aux abords de la route. Voici quelques photos prises depuis l’autoroute la semaine dernière.

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Photos Axounet
[tags]a75, éoliennes, autoroutes[/tags]

L’A75, surnommée la Méridienne, n’est pas seulement un axe qui traverse l’Auvergne, elle est aussi la colonne vertébrale de tout le Massif Central. Son environnement magnifique serait propice aux haltes si la plupart des voyageurs n’étaient pas en transit pour aller plonger dans la grande bleue. Toutefois, il y a plusieurs initiatives pour mettre en avant les richesses du parcours.

Ainsi 7 villes étapes sont réunies sous l’appellation Les Perles Vertes. Les 7 Perles Vertes de l’A75 comprennent Issoire, Saint-Flour, Saint-Chély d’Apcher, Marvejols, Millau, Lodève et Pézenas et respectent une charte de qualité pour les caractéristiques, les services et les aménagements offerts. Restauration, hébergement, animation commerciale, accès aux parkings, stationnement, aménagement du centre ville… font partie de cette charte de ces villes étapes.

ItilogoVous avez aussi peut être vu le long de l’autoroute l’annonce des six itinéraires découvertes qui ont été mis en place pour vous évader un instant et venir musarder au coeur du terroir. Route du Dauphiné d’Auvergne, Vallée de l’Alagnon, Gévaudan,… des parcours de 30 ou 40 km qui permettent à ceux qui veulent s’attarder de découvrir un peu mieux les régions traversées.

De son côté, Michelin a sorti fin juin un Guide Vert en partenariat avec les collectivités des territoires longeant l’A75. Il permet de découvrir le Massif Central au gré d’un guide de 126 pages : culture, patrimoine, gastronomie, lacs, volcans, églises, châteaux, vins, villages, métiers et traditions…

Dans le cadre de la valorisation des équipements, l’UCCIMAC (Union des Chambres de Commerce et d’Industrie du Massif Central) coordonne d’autres opérations de promotion autour de cet axe comme des bornes interactives installées dans plusieurs aires ou encore un CD Multimédia…

A noter aussi que l’autoroute a son propre site internet qui récapitule en partie ces initiatives.
[tags]a75, autoroute[/tags]

On pourrait considérer que l’axe autoroutier A71-A75 est un peu comme un fil reliant l’ensemble des départements de notre région. L’A71 au nord traverse l’Allier jusqu’à Clermont-Ferrand alors que pour aller à Béziers l’A75 coupe un bout de Haute-Loire avant de traverser une partie du Cantal. C’est en faisant ce constat que m’est venue l’idée de faire une petite série autour de cet axe routier.

L’idée m’est aussi venue ce week-end estival lors d’un aller retour vers la grande bleue. Et sur le chemin du retour hier soir, j’ai fait attention à un détail que je n’avais jamais remarqué. A votre avis quel est le premier panneau “auvergnat” que voient les automobilistes. Il ne s’agit pas d’un panneau “Bienvenue dans la Région Auvergne” mais de celui qui vante nos fromages.

Fromages d'Auvergne

Je me demande par contre quel est celui qui accueille les automobilistes arrivant du Nord via l’A71.

[tags]a71, a75, autoroute[/tags]

Tgv
Le TGV a battu aujourd’hui son propre record de vitesse. Le TGV Est a ainsi atteint la vitesse de 574,8 km/h, record sur rail pas si loin du record mondial absolu de vitesse pour un train qui est détenu par le Maglev, prototype japonais à sustentation magnétique qui a roulé à 581,2km/h. On ne doute pas de la prouesse technologique, de la vitrine commerciale que constitue cet exploit, et des débouchés commerciaux espérés.
Mais vu d’Auvergne, région qui est la seule sans TGV ni projet, la performance laisse sceptique. Pour des raisons qui tiennent à l’usure et à l’entretien des rails, Réseau ferré de France (RFF), propriétaire du réseau, n’autorisera le TGV Est à rouler qu’à 320 km/h. De quoi tout de même faire le trajet Paris-Strasbourg en 2h20, soit une vitesse moyenne qui doit être proche de deux fois celle d’un Paris-Clermont-Ferrand ou d’un Clermont-Lyon.

Pire, faut-il rappeler aussi que certaines lignes sont complètement délaissées et même abandonnées. Il est bon aussi de se rappeler que les trains entre Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) et Neussargues (Cantal) ne circulent plus, faute d’entretien, alors que la ligne est vitale pour le sud du Massif Central et l’économie de cette zone. Coupée depuis le 9 mars, la circulation devrait reprendre sur la ligne fin juillet après des travaux d’urgence de 8 à 9 millions d’euros, moins d’un tiers du budget du record du monde d’aujourd’hui.

Alors oui aux records, mais que cela ne fasse pas oublier que les lignes moins visibles sont vitales pour les régions qu’elles desservent. Un sujet qui n’est malheureusement que très peu abordé dans la campagne électorale.

[tags]train, tgv[/tags]

L’Auvergne sera bientôt la seule région de France sans TGV. C’est un fait mais est-ce une fatalité ? A priori oui car il ne semble pas y avoir le moindre projet dans les cartons de nos politiques en ce qui concerne un TGV. Bien que fort bien remplie et sûrement très rentable, la ligne Clermont-Paris est jugée pas assez importante pour avoir droit à un TGV.

Cependant, l’an dernier l’annonce de l’étude pour la mise en place d’une Ligne à Grande Vitesse (LGV) reliant Bordeaux, Limoges, Clermont et Lyon mais aussi Rennes, Caen ou Nantes a fait revenir un peu d’espoir.

Un espoir ranimé à l’époque chez Pierre-Joël Bonté qui avait considéré cette annonce comme historique et aussi logiquement chez René Souchon. Pour ce dernier, le projet est viable car une ligne reliant la péninsule ibérique à l’Europe Centrale est nécessaire et le couloir rhodanien est saturé. La crise énergétique et le renouveau écologique lui donnent aussi quelques arguments supplémentaires :

“Le réchauffement de la planète va se traduire par des limitations de vitesse, la cherté du prix du carburant fossile. Tous ces paramètres pas maîtrisés aujourd’hui rendront le transport collectif plus intéressant.”

Mené par Altro (Association Logistique Transport Ouest) le projet fédère logiquement les élus des régions concernées par cette ligne (Rhône-Alpes, Limousin, Midi-Pyrénées, Bourgogne, Poitou-Charentes, Normandie et Aquitaine) et René Souchon a été chargé de “fédérer les présidents des régions pour que des études de faisabilité soient inscrites soit aux contrats de projet Etat-Région, soit à la convention interrégionale Massif“.

Le hic dans ce projet, c’est qu’il ne devrait pas se concrétiser avant 20 ou 30 ans…

[tags]tag, lgv, altro, train[/tags]

Beaucoup de cars passent par l’Auvergne mais peu s’arrêtent. C’est en partant de ce constat que le Comité Régional de Développement Touristique d’Auvergne (CRDTA) a décidé de mener une action en leur faveur : l’Opération Péage Gratuit.

Ainsi en 2006, le Comité Régional de Développement Touristique d’Auvergne rembourse les frais de péage à tous les autocars de tourisme faisant une pause déjeuner ou dîner dans la région lors d’un parcours empruntant les autoroutes A72 (Lyon – Saint-Étienne), A89 (Bordeaux – Brive), A71 (Paris), et A75 (Béziers – Montpellier).

Une opération assez futée je trouve.

La ligne est réputée pour sa beauté mais aussi pour son histoire et ses nombreux ouvrages d’art. Cette ligne qui est plus que centenaire a été un véritable défi pour les ingénieurs de l’époque et compte pas moins de 55 viaducs et 102 tunnels ! Le Cévenol est considéré comme l’une des plus belles lignes ferroviaire de France et c’est vrai que le spectacle est sympa ! De Clermont Ferrand à Nîmes le Cévenol passe, et s’arrête, à Brioude, Langeac, Prades, Monistrol d’Allier, Pont d’Alleyras, Langogne, La Bastide Saint Laurent, Villefort, Génolhac, Chamborigaud, la Grand’Combe et Alès. Pour le clermontois et l’auvergnat il donne un accès à la mer puisqu’une fois dans le Gard les correspondances sont nombreuses pour toutes les stations balnéaires.

Mais bon dieu que c’est long ! Je ne sais pas si beaucoup de monde apprécie les cinq heures pour faire Nîmes – Clermont mais c’est long pour faire un peu plus de 300 km ! D’autant que la SNCF ne semble pas faire grand cas de cette ligne. Ainsi je l’ai emprunté ce dimanche pour remonter à Clermont et j’ai eu l’impression que pour cette ligne le temps c’est arrêté.

Arrivant de Narbonne en TGV, le changement de train à Nîmes plonge le voyageur dans un autre monde. La ligne est classée dans les TER mais ici ce n’est pas l’un des TER neufs que l’on nous montre dans les pubs de la SNCF. C’est un vieux Corail qui attend sur le quai sans aucune climatisation alors que la cité gardoise est placée en alerte canicule depuis des jours. Les contrôleurs donnent bien quelques bouteilles d’eau mais c’est bien peu dans des compartiments qui ressemblent à des saunas.

Le train démarre doucement et accumule les arrêts. Il faut savoir aussi qu’une bonne partie de la ligne est en voie unique ce qui interdit tout croisement et peut donc occasionner des retards comme ce fut le cas ce dimanche. Et finalement dans ces conditions bien peu de monde regarde le paysage, chacun prenant son mal en patience.

Comme je le disais au début, le Cévenol donne un accès à la mer ce qui est bien pratique. Seulement mis à part le trafic touristique, je me demande finalement si beaucoup de monde prend cette ligne. Et l’autre ligne qui va vers le sud, Clermont-Beziers, est encore dans une situation bien pire. Ainsi il vous faudra voyager pendant 7 heures en train pour un voyage de 345 kilomètres et qui se fait en moins de 3h30 en voiture avec une autoroute quasiment gratuite.

L’auvergnat n’est décidément pas prêt de délaisser sa voiture pour prendre le train…

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